Après les BRICS, voici les « nouveaux pays émergents »

24.04.2014 Auteur : Challenges.fr, 25-03-2014

Le groupe d’assurance-crédit Coface a publié une liste de 10 pays susceptibles de prendre le relais des grandes économies émergentes comme la Chine ou l’Inde.

En évaluant à la fois les risques mais aussi le potentiel de croissance, la Coface a publié le 25 mars 2014 une liste de ces 10 pays néo-émergents.

On distingue deux groupes dans cette liste: d’un coté les « PPICS » (Colombie, Indonésie, Pérou, Philippines et Sri Lanka) qui, selon la Coface, présentent un fort potentiel ainsi qu’un environnement des affaires adéquat. Prenons l’exemple de la Colombie. Portée par la taille de son marché et sa démographie (47 millions d’habitants), l’ampleur de ses ressources naturelles (émeraudes, café, pétrole, charbon notamment) et une réputation de débiteur exemplaire (seul pays du continent à n’avoir jamais demandé de renégociation de dettes), la Colombie connaît une solide croissance (moyenne de 3% durant les trente dernières années). De l’autre coté nous avons le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, le Bangladesh et l’Ethiopie, également à fort potentiel mais où il s’avère jusqu’ici beaucoup plus risqué de faire des affaires.

Quelques grands pays émergents, tels que la Russie et la Chine, vivent actuellement une période assez délicate. En effet, « leurs exportations deviennent de moins compétitives et ils n’arrivent pas encore à être compétitifs sur des produits à très haute valeur ajoutée » a commenté Julien Marcilly, responsable risque pays de la Coface.

D’où l’intérêt de chercher de nouveaux candidats en tenant compte de plusieurs facteurs : le potentiel de croissance, qui doit être supérieur à 4%, un profil économique diversifié, ne reposant donc pas sur une trop grande dépendance à des ventes de matières premières ; et enfin une certaine résistance aux chocs. Le tout accompagné d’un système financier à la fois apte à soutenir les investissements, mais sans risque de surchauffe. Ce qui explique par exemple le fait d’écarter le Vietnam, qui représente un fort potentiel mais qui selon la Coface est confronté à un système financier « hors contrôle ».

Il est aussi important de souligner les limites de l’exercice, en rappelant que les pays néo-émergents ne sont rien comparable en termes de taille et de population aux BRICS.